TDS: 28/29 Août 2013

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TDS: 28/29 Août 2013

Message  L'alchimiste le Lun 12 Aoû - 13:24

Nous revoilà dans la vallée de Chamonix avec l'ami Seb afin de boucler la TDS:

119 Km et 7250D+

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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  Le Marchand le Ven 30 Aoû - 14:34

BRAVO Seb ! Encore un bel effort de réalisé...cheers 


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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  Karate kid le Ven 6 Sep - 22:06

Encore bravo Seb mais il est où le CR ?
A ton clavier bordel !!!

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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  tikka + le Dim 8 Sep - 12:53

Après quelques heures sur le clavier voici le C.R de la TDS (119 km pour 7250m de D+ pour 1800 inscrits : seulement 1527 partiront) sur laquelle nous devons partir avec l’ami Dave

      J-10 avant le départ SMS de Dave : « Bon, ben pas bon : entorse de la cheville et du genou »
Aïe, what about this bad new ? Il est pessimiste sur ses chances de départ.

      Samedi a.m nous partons donc tranquillou avec Mag direction Chamonix. On fait une halte à Annecy pour profiter et visiter la ville pendant une journée ½, pour arriver lundi soir aux Houches et rejoindre Dave et toute la petite famille (Ethan, Loan, Lucie, Michelle et Hervé)
Nous voyons arriver mon compagnon d’aventure avec atèle et béquilles et là c’est
certain qu’il ne pourra pas partir dans cet état. Ca me fait vraiment CH…car je sais que cette course lui tient à cœur Sad .

       Je m’étais déjà fait une raison et ce sera mon 1er ultra en montagne SEUL. La course sera longue et mon meilleur ami s’appellera MP3.

         Nous nous rendons à Chamonix Mardi veille de course pour le retrait des dossards : n°9393 (ce n° de dossard va faire parler de lui… Cool )
Dave retire le sien et décide de prendre le départ pour le fun et d’être le 1er abandon de la TDS 2013.
On nous annonce une navette à 4h30 pour le départ à 7h. Dave me dit qu’on ira en voiture histoire de gagner une bonne heure de sommeil. Déjà un 1er grand merci car un réveil à 3h30 (pour un départ 1h plus tard), ça commence à piquer un peu.



        Un petit tour au salon du trail où on rejoint Jérome et 2 de ses copains qui partent aussi pour la même aventure. Dave me dit que je pourrais peut être partir avec eux pour éviter de tout faire seul : bonne idée.
Je me renseigne du temps qu’ils comptent mettre. Jérome annonce 22h, ses 2 copains 25h Sad . T’as d’autres idées comme çà l’ami ? Wink . A ce rythme, je peux exploser en vol. Je vais faire ma course à mon rythme, sans me mettre trop rapidement dans le rouge : mes prévisions sont basées sur 30h de course et une arrivée vers 13h Jeudi.

Mardi soir, Rdv au Bartavel pour la traditionnelle pizza d’avant course entre coureurs et accompagnateurs.

       Projet de course : partir tranquille à mon rythme pour arriver assez frais à mi-course. Objectif : 30h.
Mag, Dave, Ethan, Loan, Lucie, Michelle et Hervé doivent suivre sur différents points du parcours et Mag doit m’accompagner durant la nuit pour qu’elle passe plus vite et éviter les coups de pompe (c’est le moment de la journée où ça peut être très dur).

       22h00 dernier coup d’œil au sac pour voir si tout est prêt
       22h15 dodo car la nuit va être courte et la nuit suivante inexistante.

       5h00 le réveil sonne car Dave et Lucie doivent passer à 5h20 pour le café : habillage, crémage…
       5h20 : Café

       5h30 : C’est parti, direction Courmayeur en Italie pour le départ à 7h. Je sais que Dave n’est pas très bien de ne pouvoir partir. Désolé l’ami.

         On retrouve les 2 potes de Jérome sur la ligne de Départ, Jérome quant à lui est déjà devant aux avants postes prêt à en découdre.
Stratégie de course : Faire les montées à un rythme correct (500/600m/h) et courir dans les descentes sur la 1ère partie tout en s’économisant pour arriver le plus frais possible à Bourg st maurice (50èmekm), après on avisera.

          7h, la musique de pirate des caraïbes et c’est parti pour 120km d’effort. C’est la boule au ventre que je quitte mon compagnon d’aventure au bout de 10m de course. Une tape dans la main et je ne le reverrai que dans 36 km en haut du col du petit Saint Bernard.

         Les 2 1er Kms sont plats dans les rues de Courmayeur histoire de se mettre en jambes, puis c’est directement 1315m de D+ qui nous attendent en 9 kms de montée.
Ca part vite, donc je décide de ne suivre personne pour me mettre dans le rouge et de faire les 2 1er kms tranquilou, puis d’attaquer le col chécrouit à mon rythme. Ca commence par une piste de ski large à remonter pendant 6.5 km où ça double à tous va (mais ils sont fous scratch scratch !!!). Passé le col pour partir sur l’arête de Mt favre, le chemin se transforme en petit single où ca bouchonne sévère.

         2h27 de course et 1064ème, me voilà à 2435m et la 1ère difficulté effacée, reste plus qu’à descendre au lac Combal pour la 1ère barrière horaire de 11h. La descente de 4km est roulante et large, le peloton commence à s’étirer donc plus de bouchon. Arrivée au lac au bout de 25’, petite pause ravito et on repart. J’ai déjà gagné près d’1h sur la barrière horaire et donc cela fait un problème de moins à régler (c’est toujours chaud en début de course car les barrières sont assez courtes)

Au tour du col Chavannes (point culminent de la course :2603m) et ses 640m de D+ en 4.5 Km. La pente est régulière et çà passe vraiment tout seul. Les jambes sont bonnes et encore fraîches pour le moment. 1h15 de montée sans trop puiser dans les réserves (pour le moment en tous cas). En haut, une magnifique vue panoramique sur les glaciers. 3’ pour admirer le paysage et c’est reparti (on a tout de même une course à boucler, enfin j’espère).

Km 20, 1051ème (j’ai gratté quelques places sur la fin), dans 16 bornes (10 de descente de 6 de montée) Mag et la Fabbro’s familly m’attendent en haut du col du petit St Bernard. C’est bon, çà donne le moral ! Donc on attaque une descente longue et peu pentue sur un grand chemin bien propre (attention a ne pas emballer la machine).5h30 de course et nous voilà au pied du petit Saint Bernard. Le profil n’est pas impressionnant. En fait, faut pas se fier au profil car çà monte par à coup et la pente est raide (voir très raide) par moment. Ludo me passe le 1er coup de tel de la journée, tout va bien, il m’encourage et me dit que çà va aller au bout : c’est trop tôt pour le dire, mais il n’y a pas de raison pour que çà ne le fasse pas. Je vois un sommet et me dis qu’on arrive. Erreur, on tombe sur un petit lac qu’il faut longer (superbe petit lac)



         Puis grosse, très grosse, très très grosse patate pour monter au col (comme on dit « Dré dans le pentu ». Un petit single en lacet dans la végétation et à un bon 25% de pente. C’est court (200/300m) mais le cœur monte au taquet. Dave devait venir à ma rencontre, mais quand il a vu la pente, il a renoncé : p’tit joueur Wink .






        En haut j’aperçois tout le monde : Mag, Ethan, Loan, Michelle, Hervé, Lucie et Dave. Ca fait du bien de voir des têtes connues. Il est 13h52 (presque 7h de course, 36km au compteur, 2h30 d’avance sur la barrière horaire et 1015ème au classement), je pointe et là,gros problème.



          La fille s’aperçoit que la puce de mon dossard ne correspond pas à mon numéro. elle me dit « ah c’est toi le 9393, la direction de course te cherche depuis ce matin car tu n’as pointé à aucun point ». Pour cause, j’ai pointé mais c’est pas le bon numéro de dossard que la puce indiquait. Elle appelle la direction et me fait patienter plus de 5’. Au final, elle m’enlève les 3 puces et me dit qu’il faudra maintenant que je dise à tous les pointages de le faire manuellement. Elle s’excuse plusieurs fois de l’incident, me demande si çà ne va pas trop perturber ma course…Je lui réponds que « ce n’ai pas trop grave, mais que si je rate le podium à cause de cela je porterai réclamation »Laughing . Les bénévoles ont été vraiment sympas tout au long du parcours.

        Un p’tit ravito (coca, banane, fromage), un p’tit bisou à ma chérie qui me montre un MMS de Lisa et Maé qui avaient confectionné une banderole « ALLEZ PAPA » (c’était super mignon)Embarassed  et c’est reparti pour une très longue descente (15 kms et quasi 1400m de D-). Faut courir, sinon la descente paraitra interminable. On file bon train sur la 1ère partie, puis au bout de3-4 km çà devient plus technique. Je ralentis un peu l’allure car je n’ai pas envie de me blesser (l’entorse peut vite arriver). Je fais une grande partie de la descente avec 2 types de la manche et en discutant avec eux, il se trouve qu’ils sont tous les 2 profs : C’est pas possible faut toujours qu’on se retrouve au sein de l’éducation nationale ). Après ces 4-5 km plus technique, çà redevient roulant jusqu’à Bourg St Maurice. Je prends garde à ne pas trop taper dedans car la plus grosse difficulté arrive juste après le ravito. Les 16 kms sont avalés en 1h50. En bas de la descente on décide avec 2 camarades de route de repartir ensemble pour la terrible montée post ravito et nous donnons RDV à 16h15 au pointage.

        Il est 15h48 (J’ai 3h15 d’avance sur la barrière horaire et 1h d’avance sur mes estimations et suis 829 ème (j’ai gagné près de 200 places dans la descente YYYEEESSSSS IIIII)), je prends donc 30’ de pose au ravito (petit mangeage, petit crèmage des pieds et des fesses, petit massage des jambes, petit discutage avec mes accompagnateurs).


16h15, je repars à l’heure prévue pour rejoindre mes partenaires d’un jour. Contrôle du matériel (frontale, téléphone et veste : tout est ok). J’attends 2’-3’ puis 4’-5’, personne:scratch:. 2’ supplémentaires, toujours personne. Bon ben tant pis je repars sans eux (sont-ils partis avant, après, je ne le saurai jamais). Mag et la Fabbro’s family doivent maintenant me rejoindre au « Cormet de Roselend » vers 21h30 (heure programmée de passage). Je leur tire vraiment un énorme coup de chapeau car l’accompagnement sur les courses est vraiment difficile : beaucoup de temps de route, des repas complètement décalés et au final peu de temps où ils voient les coureurs. Déjà un premier Merci à vous.

Nous attends donc la grosse difficulté de la course qui fait peur à beaucoup. 1200m de D+ en 5.3 km pour monter  au « fort de la platte », puis direct derrière 400m de D+ en 3km pour grimper jusqu’au col de la Forclaz (soit 1600 de D+ en 8km), une petite de descente de 1.5km et re-montée de 400m de D+ 2.5km pour parvenir au « passeur de Pralognan ». En Gros, çà monte, çà monte et ça monte. On est parti pour au moins 4h / 4h30 de grimpe.

Je me mets dans un groupe et comme c’est un petit sentier, tout le monde grimpe au train. On monte à un bon rythme (environ 600m/h durant tout le col). Là c’est l’hécatombe, il y en a partout d’arrêté. La montée est dure et sera fatale à certains. Le rythme est régulier et on monte bon train jusqu’au col de la Forclaz. On atteint le sommet en 3h30 (2.40km/h de moyenne dans la montée : çà va pas bien vite Wink). J’ai encore gagné une petite centaine de place dans la montée, c’est bon pour le moral.
La petite descente est très technique donc je marche et fais attention. Certains plus téméraires courent et me doublent. Tant pis, je ne me sens pas à l’aise donc je préfère assurer et perdre quelques places.
La montée au « passeur de pralognan » s’annonce technique et en effet elle l’est : On monte toujours en groupe car les sentiers ne sont pas très larges et le pourcentage assez régulier (ça tombe bien, je n’aime pas trop les variations de pente). Par contre la roche est au RDV et le dernier kilomètre ressemble plus à la montée d’un escalier naturel qu’à un chemin.
Au sommet il commence à faire bien froid, je me cache dans un coin à l’abri du vent pour changer de tee shirt et surtout mettre une veste.
La montée n’est cependant rien à coté de la descente de 6km, çà bouchonne dès le départ et pour cause, on va 3 fois plus vite dans la montée que dans la descente. En effet, nous bouclons les 400 premiers mètres en …15’. Une pente vertigineuse et de la roche à gogo. Des mains courantes jalonnent le parcours car impossible de descendre seul et sans mettre les mains. Une 1/2h pour parcourir le 1er kilomètre et des chutes à gogo devant moi. Le reste de la descente sera un peu plus propre et nous pourrons même trottiner sur certaines portions.
      Le jour et le froid tombe, on commence à ne plus voir grand-chose. Certains commencent à allumer les frontales, je résiste car çà me fait ch... d’enlever mon sac pour piocher la lampe et me dis que nous allons bien arriver au « cormet » avant la nuit noire.
2km avant l’arrivée au Cormet, J’aperçois toute la petite troupe qui m’attend. Je finis donc avec eux en marchant jusqu’au ravito. On y voit pas grand-chose mais on avance.
Il est 21h15 (14h15 de course), nous avons parcours 67km et 4510m de D+. A cette heure, je suis 726ème au classement.






         Mag est prête à passer la nuit avec moi comme prévu (en tout bien tout honneur bien entendu), mais comme çà va physiquement et que le moral est bon, je lui dis que ce n’est pas forcément la peine et que si elle préfère rentrer se reposer (faut tout de même ramener le camion dès le lendemain…). Je trouverai bien un petit groupe pour passer la nuit.
        Le ravito est couvert et chauffé : çà fait du bien. On récupère notre sac d’assistance et je me change de la tête aux pieds pour passer la nuit (tee shirt long, veste, corsaire, buff et frontale seront la tenue nocturne), crémage, une petite soupe, une petite discussion avec mes accompagnateurs et c’est reparti après 45’ de pause. Je  leur souhaite une bonne nuit (çà fait bizarre quand on sait qu’on part pour une nuit complète dehors).

Il est 22h est je repars et me retrouve dans un petit groupe. Je savais bien que je trouverai un groupe. Problème, çà parle Italien à gogo et pas un français Neutral . Bon ben j’écouterai mon MP3. Le peloton commence à être très étiré et pas de groupe derrière moi.
        La montée se fait sur une piste de ski herbeuse (en tous cas ce que j’en devine dans le noir), çà grimpe et les jambes ont un peu de mal à repartir (la pause a été peut être un peu longue). On monte tranquille et je suis le groupe jusqu’au sommet du « col de la Sauce ». La descente est assez pentue et de nuit assez piègeuse (pas mal de pierres un peu partout), alors on alterne la course et la marche dans les passages à trop fort pourcentage. La descente est avalée en une petite heure. Il est 23h49 lorsque j’arrive en bas à « la Gitte ». J’ai gagné 70 places depuis le dernier pointage sans trop m’en apercevoir (abandons ??). Il est 23h49 (j’avais prévu 23h30 sur mon tableau de marche). Il ne reste plus que 2 difficultés. L’avant dernière est pour tout de suite.

        Le « col de la Gitte » à grimper, 750m de D+ en 4km. Le chemin est large et propre, ça grimpe régulièrement. La fatigue commence à se faire un peu sentir, puis, un coup de tel. Ludo a mis son réveil en pleine nuit pour m’encourager et me motiver. Merci car çà fait du bien, d’autant plus que je suis tout seul depuis le début de la grimpette. Je lui dis « que çà va, les jambes commencent à être un peu dure, mais le plus dur est derrière nous ». Il me dit que « çà va le faire » et m’encourage à fond. Je lui réponds que « je n’ai pas trop de doute sur mes chances de finir, reste maintenant à savoir le temps de course ».
1/4h plus tard, re coup de  fil. Un autre barbare à eu la même idée que Ludo. Et qui est ce ? David qui lui aussi a mis son réveil. C’est vos femmes qui devaient être heureuses ?
Même discours, même encouragements et même plaisir d’entendre les potes en pleine nuit.
D’autres auront essayer de me joindre dans la nuit (jerem notamment, j’espère que je n’oublie personne, mais je ne captais pas toujours. Ces petits moments de plaisir aident à faire passer le temps.

Après 1h15 de montée (quasi seul), on bascule pour 14km de descente, entrecoupé par une petite bosse de 300m de D+,jusqu’à « Notre Dame de la Gorge ». La descente sera difficile car les quadriceps sont durs, très durs même dès que çà descend. Alors je ne courrerai pas dans la descente, çà fait moins mal à marcher. J’appelle Mag pour lui donner mon heure de passage approximatif « aux Contamines » (5h comme sur mon tableau de passage).
La descente parait longue, mais on avance gentiment. A mi-descente je pointe au 618ème rang. La 2ème partie est très roulante, mais je ne peux (ou veux) plus courir alors je me fais pas mal doubler. Arrivé à "Notre dame ", il nous reste 4 kilomètres de faux plat descendant jusqu’ aux « Contamines ». Je marche toujours à un bon rythme, mais continue de me faire doubler (pas grave, il faut encore garder quelques forces). Les quadriceps font mal dans les descentes (çà va par contre en montée ou en marchant sur le plat)

5h05 arrivée « aux contamines » avec 5’ de retard sur l’horaire prévu. Je retrouve Mag et Dave qui se sont levés très très tôt pour venir me soutenir. MERCI beaucoup çà fait plaisir. Nous avons parcouru 95km et 5800m de D+. Plus qu’une grosse difficulté avant la fin.
Au ravito j’en profite pour manger un peu car dans la nuit je n’ai pas avalé grand-chose. Un petit mal de ventre m’a pris et j’ai un peu de mal à me nourrir. Il y a des kinés et je décide qu’un petit massage pourrait ne pas faire de mal. Il reste 25km, mais entre 6 et 7h de course, donc je prends 20’ (c’est certain que c’est du temps de perdu)  pour me faire masser en espérant que cela me servira dans les descentes. Mag doit repartir avec moi pour les 16 prochains km. Reste un col de 1200m de D+ (on entend dire que ce n’est pas une mince affaire et qu’il est plutôt dur : on verra bien), la montée ne m’inquiète pas trop, c’est plutôt la descente. On prévoit 2h30 de montée.



Il est 5h45 (après 40’ de pause), quelques petits mots avec l’ami Dave avant de repartir (on le retrouvera « aux houches » à 8km de l’arrivée la prochaine fois) et j’emboite le pas de Mag qui mène le train. J’ai perdu pas mal de places en restant au ravito (certains ne se sont même pas arrêtés) et suis 667 ème (-50 places Sad )
On repart avec un gars de Lyon mais qui est originaire du Mans. On tape la discute çà fait passer le temps et on oublie le mal de jambes. Il nous dit « qu’il a fait plusieurs fois la Saintélyon et que c’est une superbe course », bon à voir ?
Mag nous tire (toujours en tout bien tout honneur bien entendu), et notre compagnon du moment nous dit que « ça l’aide beaucoup ». De mon coté, rien que de voir le derrière des chaussures de Mag fait du bien (on se raccroche vraiment à n’importe quoi : un derrière de chaussure pppffff). On monte à un bon rythme (environ 550/600m/h). La 1ère partie du col se monte bien et passe assez vite. Et le levé du jour est superbe.



       Une petite descente de 1km avant d’attaquer la 2ème partie. Notre compagnon lâche prise dès le début de la 2nde ascension. Là on comprend pourquoi on nous a dit que le col était difficile. D’en bas on voit le haut et on le verra tout au long de la montée (moralement il y a mieux) et tout le col se fait sur un long sentier en lacet pentu et pierreux. Je suis Mag qui m’aide bien dans la montée car là c’est bien raide.




         Elle imprime un très bon rythme. On arrivera en haut du col en 2h06 (soit près d’une 1/2h de moins que ce que nous avions prévu). On a gagné un paquet de place dans cette montée (79 places exactement). Je pointe 587ème. En haut nous attend un troupeau de Bouquetins (bon ils ne nous font pas une hola, mais c’est super beau).



        9kms de descente nous attendent (avec un petit coup de cul de 200m de D+ intercalé) avant d’arriver « aux Houches ». Comme je le redoutais les jambes font toujours aussi mal dans la descente, alors on marche. Sur une petite portion de plat, on trottine gentiment histoire d’avancer un poil plus vite. Le paysage est joli et on traverse une rivière par un pont suspendu. Oups on m’avait pas prévenu, moi qui ai le vertige, je n’en mène pas très large pendant la traversée.



J’avoue que c’est tout de même très beau.

           On rallie « Les Houches » en 2h10. Il est 10h40 et maintenant c’est gagné. Plus que 8kms et 100m de D+.
           Lucie et Dave attendent au ravito. Mag repartira avec eux pour me rejoindre à l’arrivée. Je ne m’attarde pas trop et me dis que plus vite je repars et plus vite j’arriverai. Pour les 8 bornes j’avais prévu 2h (en fin de course et rincé mieux vaut d’être prudent). Je croise M.POLETTI (Directeur de course) qui me dit «  ah c’est toi le 9393, tu sais que j’ai plus parlé de toi que des 1er de la course durant toute la journée », il s’excuse de ce problème de puce. Si on m’avait dit que je taperai la discute avec lui pendant la course…Il me souhaite bon courage pour les 8 derniers km.

          C’est reparti et maintenant il faut savourer (je ne sais pas si c’est le terme exact Very Happy ). Je m’attends à des chemins en montagnes russes dans les racines comme il y a 2 ans sur la fin de l’UTMB, et à ma grande surprise, c’est un grand chemin propre et carrossable. Je me mets à trottiner de temps en temps pour en finir plus vite. Certains sont plus frais et finissent à une bonne allure, alors je me fais doubler. Je me dis que descendre sous les 29h est impossible (je me trompe car ma montre avait quelques minutes d’avance sur celle de l’orga). Par contre je sais que je ferai moins que les 30h programmées, alors je continue la marche rapide.

         1.5km de l’arrivée, on rentre dans les rue de Chamonix, on croise les coureurs avec le sac de l’UTMB qui arrive de la remise des dossards. Pour nous c’est fini, pour eux ce sont les préparatifs. Là on profite tous des applaudissements et on savoure.



        Mag, Ethan, Loan, Michelle, Hervé, Lucie, Dave, Alex, Pierre, Sophie et les enfants attendent 300m avant l’arrivée. Une p’tite tape dans les mains de chacun et au petit trot jusqu’à l’arrivée.
Je passe la ligne et explique pour la 20ème et dernière fois mon problème de puce et qu’il faut pointer manuellement. Je le fais moi-même car la bénévole de sait pas comment faire (c’est bon, je commence à avoir l’habitude:D )



       Verdict 29h02min et 31s (les moins de 29h étaient plus que jouables) et 601ème au classement : content et fatigué cheers cheers cheers cheers cheers cheers .

        Juste le temps d'une petite dédicace à Ludo qui est devant son écran d'ordi, via la web cam de l'orga.Very Happy Very Happy . le team 2FR doit deviner de quoi je veux parler.

        C’est maintenant l’heure des remerciements. Tout d’abord un ENORME MERCI à ma p’tite femme pour son aide avant, pendant et après la course, pour les sacrifices qu’engendrent les entraînements estivaux et pour son soutien. A Lisa et Maé pour leurs encouragements téléphoniques et la banderole « Allez PAPA » confectionné avec Mamie.

        Un très grand Merci Michelle, Hervé, Loan, Ethan, Dave et Lucie qui m’ont suivi tout au long de la course, me soutenant et m’encourageant à chaque ravito. C’est certainement le rôle plus plus ingrat et difficile en trail. A Alex, Pierre, Sophie et les enfants que j’ai eu le plaisir de voir à l’arrivée.



       Merci à Forch notre sponsor de nous soutenir tout au long de l’année sur nos différentes manifestations et sur notre aventure Aoutienne.

       Merci à la famille pour les coup de téléphone et les SMS qui aident moralement : mes parents qui jouent aussi le rôle de nounou, Belle maman pour son coup de fil au petit matin, Estelle, Antho mon frangin.

        Merci aussi aux potes du 2fr Jerem, xav, guif,  Ludo et David (vous êtes vraiment des malades d’avoir mis vos réveils) pour vos appels qui font chauds au cœur. A Maggy et Arnaud qui ont été au taquet devant l’ordi pendant 30h.

        Merci à Céline, Sylvie, Nico, Alain, Jeremie, PH, Jerome, Aline, Anthony…J’espère n’oublier personne, si tel est le cas pardon d’avance.

        Enfin une très grosse pensée pour mon pote Dave avec qui j’aurai vraiment aimé courir et finir cette course. T’inquiète, il y en aura d’autre. C’est toi qui m’as amené la 1ère fois sur cette course et tu es pour beaucoup dans cette réussite. La prochaine c’est ensemble qu’on franchira la ligne.
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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  Le Marchand le Dim 8 Sep - 13:10

Superbe cr, magnifiques photos.... tu sembles bien heureux d'arriver.

Encore bravo Seb.

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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  L'alchimiste le Dim 8 Sep - 13:35

Juste:


YYEEEESSSS   IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII


et

BRAVO


et


OF COURSE d'AUTRES COURSES



Wink
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Re: TDS: 28/29 Août 2013

Message  L'alchimiste le Dim 8 Sep - 22:29

Putain de genou!!!! Mad Mad Mad 

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Re: TDS: 28/29 Août 2013

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